La rosée d'avril pour rafraîchir ces timides fleurs
Ce n'est pas celui que je préfère, mais c'est le premier fleuri
Tapis de lumière pour éclairer la terre
Modeste primevère, c'est toi la plus belle
C r é p u s c u l i n e
Journée lumière
Douceur légère et printanière
J’avais oublié le jour
Tu as promené mon retour
De ta voix de velours
Suspendu le temps
L’espace d’un instant
Renaître enfin
Peu importe le temps
Envoles moi dans ta galère
Planons dans nos mystères
Délétères et délectables
Alanguis et langoureux
Coulons dans le néant
Tu littérales mon littoral
Le luxe vers la lune
Les pieds au-dessus du sol
Allez, viens, on décolle
Ca y est mon pigeon, tu es désaltéré ? Allez on retourne au lit, pardon au nid !
Toujours aussi sauvage ce Vicking !
Coucou Mielie ! J'arrive !
Non mais ça va pas !! Où tu te crois ??
Ceux-là sont plus civilisés, au moins ils viennent dire bonjour
Toi, tu as beau être très beau, tu vas te faire houspiller par ta maman si tu traînes...
Et voilà ! je te l'avais dit ! maintenant changement d'herbage...
Tu n’es pas parti
Tu es simplement loin
Dis moi
Dis moi que tu penses à moi
Que j’existe pour toi
Que tu as besoin de moi
Je t’imagine, je t’espère
Ainsi que tu le fus naguère
Transi et plein de moi
Toi dis moi
Que pour toi
Je ne fus pas rien
J’étais illuminée par toi
Je rayonnais
Tu es loin
Dis moi
Dis moi que j’existe encore
Que la lumière brille encore
Mais tu es trop loin
Je ne t’entends pas
Intense, mystère,
Mais dis-moi, où est l’atmosphère ?
Des remparts, un dôme, un cratère,
Des cris silencieux, perverse tuerie
Somnolence assassine
Trop loyale pour vous
C’est l’étrangère qui vous gêne
Impénétrable, insaisissable
Il faut la bousculer
La faire plonger
Pas de place pour l’intégrité
La probité ça n’existe pas.
Alors il faut enfoncer un clou
Il faut lui faire mal.
Dur de garder sa liberté
On n’aime pas les sauvages
Les sauvages, il faut les apprivoiser,
Les dompter
Elle se rebiffe
Elle montre les griffes
Vous pouvez vous adoucir
Vous l’avez blessée
Vous voulez infiltrer ses pensées
Sa porte vous restera fermée à jamais.
Hiberner ?
Emerger ?
Sourire - vous êtes là
Gratuitement
Juste la présence des mots
L'importance des mots
Des mots écrits
Ils ont une intonation
De l'enthousiasme, de l'inquiétude,
De la présence, de l'attente,
De la vie,
Vouloir un échange
Donner, soutenir,
Savoir recevoir et le dire
Même si "certaine" dit ne pas savoir recevoir,
Ecrire les mots chez l'autre
Des mots sensibles,
C'est qu'elle a su recevoir
Comment exprimer une réceptivité ?
Simplement en répondant à l'autre.
Eh oui ! s'il n'y avait pas eu réceptivité
Il n'y aurait pas eu de réponse.
Bref le blog n'est pas parade
L'être sincère se dévoile
J'ajoute aux mots les photos
On ne prend pas tel cliché par hasard
Il reflète une personnalité, une sensibilité,
Un monde, un univers
Où j'aime me complaire
Une émotion, un sourire,
Une tristesse ou un souci
Je ne pensais pas vous en dire tant
Mes mots s'écrivent tout seuls
Sans une rature
Nous parlons de la vie
De nos vies
De nos rêves
A vous qui n'avez pas laissé mon blog mourir
Je vous dis merci
J'ai lu chaque jour vos mots
Me tirer vers le haut
Et là je n'ai plus de mots
Une émotion m'envahit
Palpitante d’amour, elle attend son retour,
Damoiselle charmante, elle rayonne tout le jour,
Elle emplit tout l’espace et respire le bonheur,
Cigale et fourmi, elle n’est que ferveur.
L’aventurier l’a cueillie à l’aube d’un jour
Elle resplendissait sous ses yeux de velours,
De son destrier, il en frissonna d’émoi,
Conquis et bouleversé, il resta sans voix.
La belle impatiente, fiévreusement attendait
Ce vagabond féru de folles chevauchées
Esthète des lettres, de l’art et des femmes,
Créature farouche, elle lui cela sa flamme
Cerveau pulvérisé ! Quel vide ! Quel bid !
Vers quels horizons se sont envolés les ions
Comment les ré apprivoiser ?
Quels appâts dois-je leur présenter ?
Je voudrai un aimant pour les ferrer
Retrouver le centre de gravité.
Allez ! Secouons le sac de billes
Rassemblons tous ces petits neutrons
Reformons le noyau
Et le fruit va renaître.
Une graine d’amour
Une goutte d’engrais
Une perle d’eau
Et retrouver l’inspiration évanouie
Je ne veux pas partir
Je ne peux pas
Restons
encore
Je suis scotchée au banc
Je suis accrochée à toi
Le train peut partir
Nous ne sommes pas à demain
Laisse filer le
train.
Et la lune s’est levée
La nuit nous a enveloppés
De sa douce tiédeur
Que c’était bien
Seuls au monde
Sur ce banc
Une nuit à la belle étoile
Repoussant le départ.
Puis le petit matin guilleret
Nous a réveillés
Là je dois y
aller
Paris m’appelle
Le travail sonne tel un réveil
Nous nous sommes séparés
Puis j’ai toujours pris
Le dernier train
du matin.
Les nuages font la fête,
Ils dansent,
Changent de costume à tout instant,
Ils chahutent comme des enfants,
Se bousculent, s’empoignent,
S’enlacent, s’embrassent,
Et ils rient, ils rient aux éclats !
Le zéphyr me fait parvenir leurs rires,
Mais ils s’époumonent à n’en pas finir,
Et le zéphyr devient rafales
Et le zéphyr devient bourrasques,
De plus belle, les nuages éclatent de rire
Et pleurent de joie,
Leurs larmes dansent sur les carreaux,
Elles brillent, elles roulent,
Elles se rejoignent en filets délicats
Dessinant des arcs à petits pas.
J’aime les entendre jouer,
La vie dehors rejoint mon cœur
Enchanté